Ces sentiments sont quasi universels. Il y a donc conjonction du désir d'immortalité et du désir de justice ; l'immortalité ne peut concerner les corps évidemment mortels, mais les esprits ou les âmes, notion grecque qui va envahir la pensée juive dès -150.
On aboutit alors au concept de vie éternelle avec béatitude et enfer éternels, ce qui est la punition courante de l'Eglise primitive, malgré des voix discordantes : Origène ne pouvait admettre qu'un Dieu bon puisse vouer des âmes à une peine éternelle, sa bonté surpassant sa justice ! Au Moyen Age, Saint-Thomas pensait que les supplices de l'enfer étaient symboliques.
Pour l'Hindouisme, le bon karma est épuré dans les multiples paradis, lieux de délice rattachés chacun à un des nombreux dieux du panthéon hindou, " états de lumière et d'expansion de l'âme " dit Aurobindo, d'où il faudra repartir pour une autre étape de l'évolution. On parle en particulier du paradis de Shiva (Kaïlâsha), de celui de Vishnou (Vaïkuntha) ; et de celui de Krishna (Goloka), monde d'amour, de beauté et de béatitude plein de radiations spirituelles, écrit le même Sri Auro-bindo.
On admet d'ailleurs qu'il existe d'autres paradis correspondant aux dieux des chrétiens, des musulmans, des juifs, chacun allant dans le paradis qu'il s'est représenté durant sa vie.
ythes et de croyances aussi abondants que variés


